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Si on nous l'avait dit est un roman 100% love, à dévorer. Alice a 22 ans et son destin semble tracé depuis toujours dans sa campagne. Pourtant, elle rêve d'ailleurs. Un ailleurs qu'elle puise pour le moment à travers sa chaîne YouTube - un journal intime online sur lequel elle se confie à des milliers de fans -, sa relation longue distance avec sa meilleure amie à Paris et ses cours d'anglais. En parallèle, Nolan, beau trentenaire anglais, vient tout juste de divorcer. Accroché à un boulot très prenant dans un fonds d'investissement, il décide de prendre quelques semaines de pause afin de goûter – entre autres – aux plaisirs gastronomiques français. Mais très vite, son plan est dérangé par une voiture électrique capricieuse : il tombe en panne devant la ferme d'Alice. S'en suit une rencontre improbable, dans un cadre bucolique.

Après ses premiers romans Ladies' Taste et Ladies' Secret, Laura Trompette signe avec Si on nous l'avait dit une romance à la française dans un univers tendre et dur à la fois ; surprenant et moderne. Bref, dépaysant ! Avec sa plume toujours aussi touchante, l'auteure nous propose ici des personnages hauts en couleurs et réalistes, via un jeu de double narration pour plonger dans la tête des deux. On s'identifie très facilement à Alice et Nolan et on a le cœur qui bat à leur rythme. Pourquoi ? Parce qu'on a toutes rencontré un amour à première vue impossible et que l'on tient ce roman avec le désir fou de voir sauter la barrière dressée entre ces deux mondes que rien ne peut mêler. L'histoire, très bien menée, rend accro, file sacrément la pêche et nous donne envie d'y croire encore… ou toujours !

On a donné rendez-vous à Laura Trompette pour parler romance. Parce qu'à la lecture de son histoire, une chose est sûre : l'amour transporte et il serait bien dommage de s'en priver.

Rencontre avec l'auteure : 5 questions à Laura Trompette

 

Pourquoi avoir choisi deux personnages que rien ne pouvait rapprocher ?
Je voulais raconter le choc d'une rencontre inattendue, singulière et explosive entre deux mondes, celui de la ville et celui de la campagne. J'avais envie d'explorer les a priori que l'on peut avoir sur l'autre dans ces cas-là et les bonnes surprises lorsque l'on fait sauter les verrous. Dans mes romans, je n'ai ni prince, ni princesse. J'aime créer des personnages réalistes, qui reflètent notre époque et vivent avec leur temps. L'histoire d'Alice et Nolan les conduit à composer avec un tas d'obstacles : leurs proches, la distance, leurs jobs, les différences sociales, les outils de communication, mais aussi leurs propres barrières. Finalement, ils vont beaucoup apprendre l'un de l'autre.

Quel message désirez-vous faire passer à vos lecteurs à travers vos romans ?
Que rien n'est impossible ou écrit d'avance, que l'on peut tomber amoureux de n'importe qui, n'importe où, n'importe quand. Et que, parfois, il faut aussi surmonter bien des embûches pour être ou rester à deux. L'autre n'est jamais acquis. Par ailleurs dans Si on nous l'avait dit, j'aborde l'envie d'évasion qui est, je crois, d'actualité pour tous, les difficultés du monde agricole en souffrance, les convictions d'une végétarienne à la ferme, la magie d'une relation improbable entre une fille de 22 ans et deux "mamies-jumelles", la particularité de n'être personne chez soi mais quelqu'un en ligne…

C'est quoi, votre citation d'amour préférée ?
Ma citation préférée dans la vie c'est "Là où il y a une volonté, il y a un chemin" et je trouve qu'elle s'applique également très bien aux histoires d'amour. Je pense aussi à cette phrase qui circule sur Internet et qui demande à un couple comment on fait pour rester ensemble pendant des décennies… La réponse est désarmante : "Nous sommes nés à une époque où lorsque quelque chose se casse, on le répare, on ne le jette pas." Tout est dit.

Dans quelles conditions écrivez-vous ? Quels sont vos rituels ?
J'ai longtemps écrit le soir et la nuit, depuis mon adolescence. Aujourd'hui, je peux aussi écrire en journée, mais rarement le matin. Sur un bureau, dans mon lit, assise par terre : ça dépend de mon humeur. J'aime que l'ambiance soit calme et tamisée, à la lueur d'une bougie et avec de la musique. Et alors, ce qui m'inspire le plus depuis toujours c'est l'eau. J'adore écrire face à la mer, en regardant ses ondulations. Plus quotidiennement, j'ai souvent une montagne d'idées qui me vient dans mon bain ou à la piscine.

Avez-vous prévu une suite de Si on nous l'avait dit ?
Quand j'ai commencé Si on nous l'avait dit, je l'ai imaginé en deux tomes. Il y a donc bien une suite dans ma tête, qui d'ailleurs évolué au cours de l'écriture. Pour le moment, je ne sais pas si ce sera au programme. Et je travaille déjà sur une nouvelle histoire…

Si on nous l'avait dit de Laura Trompette
Ed. Lattès, collection Emoi
12,50 euros

 

Voir aussi :

 


Journal des femmes

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