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Et si on essayait de décrocher de Jean-Paul, notre nouvelle – et bientôt ancienne – obsession ? C'est possible, avec ces 5 petits exercices.

Chercher ses défauts
Oui, on se croirait (un peu) dans la cour de récré, mais cette méthode est approuvée : se concentrer sur les défauts de l'autre nous aide petit à petit à lui trouver moins d'importance. Évidemment, pas toujours facile d'admettre qu'il est comme-ci ou comme ça, puisque notre cœur nous souffle l'inverse. Mais avec un peu de concentration et un gros plongeon au fond de soi-même, on réalise rapidement que nous sommes dans l'idéalisation et que nous nous mentons. En vrai, ce mec ne nous correspondait pas, la preuve, il rechignait à sortir sa carte bleue, il mangeait salement, il était capricieux et surtout, toujours en retard.

Ouvrir les yeux (sur d'autres)
Quand on pense à un homme, les autres n'existent plus. Et n'existeront plus jamais : on se croit prise d'amour (et foutue) pour le restant de notre vie. Or, avec le temps et au gré des rencontres, on s'aperçoit que Jean-Paul n'était pas exceptionnel ou du moins, que d'autres le sont aussi. Du coup, plutôt que d'attendre que les mois passent et nous ouvrent les yeux, faisons-le seule : observons les hommes qui passent, questionnons-les, ne rechignons pas à faire connaissance en pensant que c'est perdu d'avance. Non, osons, discutons, réalisons sagement et tranquillement que d'autres types sont biens, la preuve, il y en a un qui nous a fait rougir cet après-midi.

Fuir les nouvelles techno
Il existe bien trop d'outils qui nous font tomber folle et entretiennent notre fixette : à force de guetter notre téléphone portable et un gentil texto, mais aussi le profil Facebook de Jean-Paul, ainsi que son Instagram (et son Twitter, son Snapchat, son LinkedIn et ainsi va la vie moderne), notre fixette est de pire en pire. Car en plus de ruminer, on a des réflexes qui bouffent notre temps (qui n'a jamais fait F5 toute une journée ?). Donc pour sortir de son obsession, on freine les nouvelles technologies. Petit à petit, on gagne en liberté, on se défait d'un poids et on reprend le cours de sa vie tranquillement. On se rend compte que sans téléphone, notre fixette est maigre, presque loin.

Se vider la tête
Plonger dans un film ou aller courir une heure, ça vide l'esprit. On peut aussi sortir avec ses amis jusqu'à pas d'heure, commencer une série, découvrir le tricot, la céramique ou enfin se mettre à Top Chef ou Koh Lanta. Tout ce qui vide la tête est bon à prendre. C'est même indispensable au quotidien que de faire des pauses de cerveau. En agissant ainsi, on s'habitue à décrocher cinq minutes par-ci, cinq minutes par-là, et donc à constater que c'est faisable, que de ne pas penser à Jean-Paul l'espace de quelques secondes étirées. Donc ? On est fière et puisque qu'on comprend qu'il est possible de décrocher, on le fait avec aisance. Car la fixette amoureuse tient souvent de la croyance que de toute façon, on est accro et c'est trop tard.

Ne plus parler de lui
Ou le moins possible. Un peu comme il est bon de ne plus actualiser son profil Facebook, ne plus parler de lui aide aussi. Car plus on le rendra vivant dans nos conversations, plus il envahira notre petite tête. Tout comme penser "je vais tomber malade là" augmente les chances d'attraper le rhume de notre voisine. C'est pareil pour Jean-Paul, plus son prénom revient et plus on analyse ses faits et gestes, plus il prend de la place et on garde le virus. En discutant de tout et de rien, sauf de lui, on s'exerce à lui donner moins de pouvoir, on réalise qu'il y a d'autres choses au monde que cet homme et surtout, on habitue nos amis à la disparition de Jean-Paul, qui ne nous demanderont plus : "C'en est où ?". Phrase qui peut nous relancer un bon bout de temps et nous donner l'impression de repartir à zéro. 

Voir aussi :

 


Journal des femmes

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